| Les Fables | L'auteur | Livre d'or | Crédits | Plan du site | Nouveautés |  
25 juil 2008

Sommaire:
Les Fables
Livre I
Livre II
Livre III
Livre IV
Le Lion amoureux
Le Berger et la Mer
La Mouche et la Fourmi
Le Jardinier et son Seigneur
L'Ane et le petit Chien
Le Combat des Rats et des Belettes
Le Singe et le Dauphin
L'Homme et l'Idole de bois
Le Geai paré des plumes du Paon
Le Chameau et les Bâtons flottants
La Grenouille et le Rat
Tribut envoyé par les animaux à Alexandre
Le Cheval s'étant voulu venger du Cerf
Le Renard et le Buste
Le Loup, la Chèvre et le Chevreau
Le Loup, la Mère et l'Enfant
Parole de Socrate
Le Vieillard et ses Enfants
L'Oracle et l'Impie
L'Avare qui a perdu son trésor
L'Oeil du Maître
L'Alouette et ses Petits avec le Maître d'un champ
Livre V
Livre VI
Livre VII
Livre VIII
Livre IX
Livre X
Livre XI
Livre XII
L'auteur
Livre d'or
Crédits
Plan du site
Nouveautés

Dans cette page:
- L'Avare qui a perdu son trésor



Ce site est hébergé par la société Ingeniweb, spécialiste européen du serveur Zope, que nous remercions vivement pour les conditions avantageuses qu'elle nous consent.
Accueil >  Les Fables >  Livre IV >  L'Avare qui a perdu son trésor

L'Avare qui a perdu son trésor

L'Usage seulement fait la possession.
Je demande à ces gens de qui la passion
Est d'entasser toujours, mettre somme sur somme,
Quel avantage ils ont que n'ait pas un autre homme.
Diogène là-bas est aussi riche qu'eux,
Et l'avare ici-haut comme lui vit en gueux.
L'homme au trésor caché qu'Esope nous propose,
Servira d'exemple à la chose.
Ce malheureux attendait
Pour jouir de son bien une seconde vie ;
Ne possédait pas l'or, mais l'or le possédait.
Il avait dans la terre une somme enfouie,
Son coeur avec, n'ayant autre déduit
Que d'y ruminer jour et nuit,
Et rendre sa chevance à lui-même sacrée.
Qu'il allât ou qu'il vînt, qu'il bût ou qu'il mangeât,
On l'eût pris de bien court, à moins qu'il ne songeât
A l'endroit où gisait cette somme enterrée.
Il y fit tant de tours qu'un Fossoyeur le vit,
Se douta du dépôt, l'enleva sans rien dire.
Notre Avare un beau jour ne trouva que le nid.
Voilà mon homme aux pleurs ; il gémit, il soupire.
Il se tourmente, il se déchire.
Un passant lui demande à quel sujet ses cris.
C'est mon trésor que l'on m'a pris.
- Votre trésor ? où pris ? - Tout joignant cette pierre.
- Eh ! sommes-nous en temps de guerre,
Pour l'apporter si loin ? N'eussiez-vous pas mieux fait
De le laisser chez vous en votre cabinet,
Que de le changer de demeure ?
Vous auriez pu sans peine y puiser à toute heure.
- A toute heure ? bons Dieux ! ne tient-il qu'à cela ?
L'argent vient-il comme il s'en va ?
Je n'y touchais jamais. - Dites-moi donc, de grâce,
Reprit l'autre, pourquoi vous vous affligez tant,
Puisque vous ne touchiez jamais à cet argent :
Mettez une pierre à la place,
Elle vous vaudra tout autant.

L'Oeil du Maître
Rechercher

Recherche avancée

Impression
Cliquez sur Impression pour avoir une version imprimable de la page que vous visualisez.
Nouveautés
06/08 - J.B. Oudry
Les Éditions Diane de Selliers vont faire paraitre le 4 octobre 2007 un coffret Jean de la Fontaine ...
28/02 - Editions Montparnasse
Les Editions Montparnasse sortent le 21 Mars 2007 la version DVD du spectacle de Robert Wilson, Les ...
24/03 - Vivre en France
Il circule actuellement sur l'Internet une fable bien édifiante et il nous a semblé utile de vous ...
02/01 - Bonne année
Toute notre famille vous souhaite une excellente année 2006. L'année qui s'achève fut difficile ...
15/11 - JDLF en JAZZ
Le nouvel album de Pierrejean Gaucher est terminé après près de 3 ans de travail (écriture et ...
Liens Amis

  + Salon d'Art
  + AutoRemise
  + Saint-Martin
  + Ingeniweb
  + LesProducteurs
     Gersois.Com
  + La Brasserie des Arts


Vers le haut de la page  -  Version Imprimable - © 1995-2007 Famille Vidaud