| Les Fables | L'auteur | Livre d'or | Crédits | Plan du site | Nouveautés |  
09 juil 2008

Sommaire:
Les Fables
Livre I
Livre II
Livre III
Livre IV
Livre V
Livre VI
Livre VII
Livre VIII
Livre IX
Livre X
Livre XI
Livre XII
Les Compagnons d'Ulysse
Le Chat et les deux Moineaux
Du Thésauriseur et du Singe
Les Deux Chèvres
Le vieux Chat et la jeune Souris
Le Cerf malade
La Chauve-Souris, le Buisson, et le Canard
La Querelle des chiens et des chats, et celle des chats et des souris
Le Loup et le Renard
L'Ecrevisse et sa Fille
L'Aigle et la Pie
Le Milan, le Roi, et le Chasseur
Le Renard, les Mouches, et le Hérisson
L'Amour et la Folie
Le Corbeau, la Gazelle, la Tortue, et le Rat
La Forêt et le Bûcheron
Le Renard, le Loup, et le Cheval
Le Renard et les Poulets d'Inde
Le Singe
Le Philosophe scythe
L'Eléphant et le Singe de Jupiter
Un Fou et un Sage
Le Renard anglais
Daphnis et Alcimadure
Philémon et Baucis
La Matrone d'Ephèse
Belphégor
Les Filles de Minée
Le Juge arbitre, l'Hospitalier, et le Solitaire
L'auteur
Livre d'or
Crédits
Plan du site
Nouveautés

Dans cette page:
- Le Renard anglais



Ce site est hébergé par la société Ingeniweb, spécialiste européen du serveur Zope, que nous remercions vivement pour les conditions avantageuses qu'elle nous consent.
Accueil >  Les Fables >  Livre XII >  Le Renard anglais

Le Renard anglais

A Madame Harvey

Le bon coeur est chez vous compagnon du bon sens
Avec cent qualités trop longues à déduire,
Une noblesse d'âme, un talent pour conduire
Et les affaires et les gens,
Une humeur franche et libre, et le don d'être amie
Malgré Jupiter même et les temps orageux.
Tout cela méritait un éloge pompeux ;
Il en eût été moins selon votre génie :
La pompe vous déplaît, l'éloge vous ennuie.
J'ai donc fait celui-ci court et simple. Je veux
Y coudre encore un mot ou deux
En faveur de votre patrie :
Vous l'aimez. Les Anglais pensent profondément ;
Leur esprit, en cela, suit leur tempérament.
Creusant dans les sujets, et forts d'expériences,
Ils étendent partout l'empire des Sciences.
Je ne dis point ceci pour vous faire ma cour.
Vos gens à pénétrer l'emportent sur les autres ;
Même les Chiens de leur séjour
Ont meilleur nez que n'ont les nôtres.
Vos Renards sont plus fins. Je m'en vais le prouver.
Par un d'eux, qui, pour se sauver
Mit en usage un stratagème
Non encor pratiqué, des mieux imaginés.
Le scélérat, réduit en un péril extrême,
Et presque mis à bout par ces Chiens au bon nez,
Passa près d'un patibulaire.
Là, des animaux ravissants,
Blaireaux, Renards, Hiboux, race encline à mal faire,
Pour l'exemple pendus, instruisaient les passants.
Leur confrère aux abois entre ces morts s'arrange.
Je crois voir Annibal qui, pressé des Romains
Met leurs chefs en défaut, ou leur donne le change,
Et sait en vieux Renard s'échapper de leurs mains.
Les clefs de Meute, parvenues
A l'endroit où pour mort le traître se pendit,
Remplirent l'air de cris : leur maître les rompit,
Bien que de leurs abois ils perçassent les nues.
Il ne put soupçonner ce tour assez plaisant.
Quelque terrier, dit-il, a sauvé mon galant,
Mes chiens n'appellent point au-delà des colonnes
Où sont tant d'honnêtes personnes.
Il y viendra, le drôle ! Il y vint, à son dam.
Voilà maint basset clabaudant ;
Voilà notre Renard au charnier se guindant.
Maître pendu croyait qu'il en irait de même
Que le Jour qu'il tendit semblables panneaux ;
Mais le pauvret, ce coup, y laissa ses houseaux.
Tant il est vrai qu'il faut changer de stratagème.
Le Chasseur, pour trouver sa propre sûreté,
N'aurait pas cependant un tel tour inventé ;
Non point par peu d'esprit ; est-il quelqu'un qui nie
Que tout Anglais n'en ait bonne provision ?
Mais le peu d'amour pour la vie
Leur nuit en mainte occasion.

Je reviens à vous, non pour dire
D'autres traits sur votre sujet
Trop abondant pour ma Lyre :
Peu de nos chants, peu de nos Vers,
Par un encens flatteur amusent l'Univers
Et se font écouter des nations étranges.
Votre Prince vous dit un jour
Qu'il aimait mieux un trait d'amour
Que quatre Pages de louanges.
Agréez seulement le don que je vous fais
Des derniers efforts de ma Muse.
C'est peu de chose ; elle est confuse
De ces Ouvrages imparfaits.
Cependant ne pourriez-vous faire
Que le même hommage pût plaire
A celle qui remplit vos climats d'habitants
Tirés de l'Ile de Cythère ?
Vous voyez par là que j'entends
Mazarin, des Amours Déesse tutélaire.

Daphnis et Alcimadure
Rechercher

Recherche avancée

Impression
Cliquez sur Impression pour avoir une version imprimable de la page que vous visualisez.
Nouveautés
06/08 - J.B. Oudry
Les Éditions Diane de Selliers vont faire paraitre le 4 octobre 2007 un coffret Jean de la Fontaine ...
28/02 - Editions Montparnasse
Les Editions Montparnasse sortent le 21 Mars 2007 la version DVD du spectacle de Robert Wilson, Les ...
24/03 - Vivre en France
Il circule actuellement sur l'Internet une fable bien édifiante et il nous a semblé utile de vous ...
02/01 - Bonne année
Toute notre famille vous souhaite une excellente année 2006. L'année qui s'achève fut difficile ...
15/11 - JDLF en JAZZ
Le nouvel album de Pierrejean Gaucher est terminé après près de 3 ans de travail (écriture et ...
Liens Amis

  + Salon d'Art
  + AutoRemise
  + Saint-Martin
  + Ingeniweb
  + LesProducteurs
     Gersois.Com
  + La Brasserie des Arts


Vers le haut de la page  -  Version Imprimable - © 1995-2007 Famille Vidaud